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Version 1874
Acte I : Une place de la ville de Lima
C'est la fête de Don Andrès de
Ribeira, le vice-roi du Pérou. Devant le cabaret des "trois
cousines", tenu par 3 accortes jeunes femmes, des tables sont
dressées, autour desquelles Péruviens et Péruviennes boivent du
riquiqui.
Le Gouverneur de Lima, don Pedro de
Hinoyosa, sait que le souverain a l'intention de parcourir incognito les
rues de la ville pour se rendre compte par lui-même de sa popularité. Il
a donc pris quelques précautions qu’il expose au comte de Panatellas,
le premier gentilhomme de la Chambre du vice-roi.
Lorsque Don Andrès se présente
déguisé, il a tout lieu d’être satisfait : les visages qu’il
rencontre sont hilares et respirent le bonheur de vivre.
Peu après, deux chanteurs
ambulants, la Périchole et Piquillo font leur apparition. Ils sont
jeunes, beaux mais pauvres, pauvres à tel point qu’ils ne possèdent
même pas les quatre piastres qui leur permettraient de se marier.
La Périchole et Piquillo chantent
en s'accompagnant de leur guitare. Hélas, les auditeurs ne sont guère
généreux et se retirent sans leur jeter les quelques maravédis qui les
aideraient à survivre. La Périchole est exténuée, découragée. Elle
meurt de faim. Pendant que Piquillo va chanter un peu plus loin, elle
s'allonge sur place et s'endort.
Le vice-roi réapparaît et
aperçoit la belle endormie. C'est le coup de foudre. Il la réveille, ne
peut s'empêcher de se faire connaître et lui offre fortune, honneurs...
et un repas en tête-à-tête. Un repas ! La Périchole ne résiste
plus. Elle adore Piquillo, mais elle a faim, très faim. Elle remet aux
trois cousines une lettre d'adieu destinée à son compagnon.
De plus en plus amoureux, le
vice-roi envisage d'installer la Périchole près de lui, au Palais. Don
Pedro lui rappelle l'étiquette. Impossible, si l’heureuse élue n’est
pas mariée. Qu’importe ! Don Andrès donne deux heures à ses
courtisans pour qu'ils trouvent un époux à la Périchole et un notaire
pour la marier.
Piquillo revient. Il lit la lettre
de sa compagne. Désespéré, il décide de se pendre. Panatellas arrive
juste à point pour l'en empêcher et le convaincre d’épouser la future
favorite.
La Périchole, maintenant
rassasiée, fait des difficultés pour se marier. Mais tout s'arrange
lorsqu’elle reconnaît le futur marié. Le xérès, le madère et le
porto, généreusement dispensés, viendront à bout des résistances, et
le mariage sera célébré dans la plus joyeuse fantaisie, sans d’ailleurs
que Piquillo se rende compte avec qui il a convolé.
Acte II : Une salle du Palais du vice-roi
Le lendemain, dégrisé, Piquillo ne
se souvient de rien. Les bonnes langues du Palais lui rappellent son
mariage avec la favorite du vice-roi. Avant de s’en aller ou bon lui
semble, il lui reste à présenter officiellement son épouse au
souverain.
Au cours de la cérémonie, Piquillo
reconnaît son amante. Furieux, il l’accable de reproches, il manque de
respect à Don Andrès de telle sorte qu'il se retrouve bientôt enfermé
dans le cachot réservé aux " maris récalcitrants ".
Acte III :
1° tableau : Le cachot des
maris récalcitrants
Piquillo est donc jeté dans le
cachot. La Périchole arrive bientôt accompagnée d'un geôlier. Elle
vient pour lui dire qu'elle l'aime et qu'elle ne l'a jamais trompé.
Piquillo est enfin convaincu. Les deux amoureux décident de corrompre le
geôlier. Or le geôlier n'est autre que le vice-roi en personne, qui, une
fois encore s'est déguisé. Don Andrès appelle la garde et fait
enchaîner les deux jeunes gens. Il se retire, non sans chuchoter à la
Périchole, que si elle revient à de meilleurs sentiments, elle peut
l'appeler.
Grâce à un vieux prisonnier, les
deux époux peuvent se libérer. La Périchole appelle le vice-roi, qui
arrive plein d’espoir : il est bientôt ligoté à son tour ;
les prisonniers s’enfuient…
2° tableau : Une place de la ville de Lima
Des patrouilles fouillent en vain
Lima à la recherche des fugitifs. Le vice-roi ne décolère pas. Mais
voici Piquillo et la Périchole. Ils chantent une complainte :
"La clémence d'Auguste" qui n’est autre que le récit de
leurs malheurs. Attendri, Don Andrès pardonne aux deux amoureux. Piquillo
et la Périchole peuvent quitter Lima, enrichis des cadeaux que le
vice-roi avait fait à la jeune femme.
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