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En Italie, au XVI° siècle.
Acte I : Une cour d'auberge dans un petit village à quelques lieues
de Bergame.
Le Podestat de Bergame a surpris son favori, le jeune San
Carlo, dans les bras de son épouse, aujourd’hui décédée. Magnanime, Son
Altesse a pardonné, mais en se promettant bien d'appliquer au jeune homme la
loi du talion dès qu'il serait marié.
L'action débute quelques années plus tard, le jour où San
Carlo s’apprête à épouser Graziella, la fille de Casteldémoli, un riche
gentilhomme. Prudent, le jeune homme fait croire au Podestat qu’il s'est
retiré à la campagne pour soigner une grave maladie. Pour faire plus
vraisemblable, il lui adresse des bulletins de santé de plus en plus alarmants.
San Carlo trouve en Montefiasco, à qui il sauva jadis la vie, le témoin
discret que les circonstances exigent. La situation se complique avec l'arrivée
de Lucrezia, l’épouse tumultueuse, autoritaire et jalouse de Montefiasco et
celle du Podestat qui vient se rendre compte de l’état du malade.
Son Altesse arrive au moment où les nouveaux époux sortent
de l’église. Surprise mais ravie, elle constate la guérison du malade. Pris
de court, San Carlo présente Graziella comme la femme de Montefiasco.
La petite mariée fait une profonde impression sur le
Podestat qui, sur le champ, décide de l’emmener à la Cour, accompagnée de
son époux et de son père.
Acte II : Le parc du Palais du Podestat à Bergame.
Casteldémoli est nommé Grand Chambellan, Montefiasco,
capitaine des pages et Graziella, lectrice du Podestat. Inquiet, très inquiet,
San Carlo, cherche le moyen de sortir à son avantage de cette délicate
situation.
Lucrezia arrive furieuse, mais se calme après avoir reçu
les explications de son époux. Elle tombe même dans ses bras sous l’œil intéressé
du Podestat, qui voit là le moyen de faire avancer ses propres affaires. Il
raconte ses espoirs à ce pauvre San Carlo qui ne voit d’autre moyen que de s’enfuir
avec Graziella. Mais les fugitifs sont repris et force est d’avouer la
vérité au Podestat qui n’en espérait pas tant.
Acte III : Un vestibule du Palais.
Pour commencer, Son Altesse fait enfermer San Carlo. Il reste
seul avec Graziella. La petite mariée est si candide que dans le Podestat,
brave homme dans le fond, n’a pas le courage de tirer avantage de la
situation.
Il est d’autant plus enclin à pardonner qu’il apprend
que San Carlo n’est pas le seul à avoir bénéficié des faveurs de sa
défunte épouse. Il fait quelque peu souffrir San Carlo en laissant planer un
doute sur la vertu de sa femme, puis finit par le rassurer.
Les deux époux peuvent désormais s’aimer au grand jour.
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