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Acte I
Sur
les bords du Fleuve Jaune, en 1287, arrive une jonque. Pepino, valet et ami
d’enfance du vénitien Marco-Polo, qui jouit de la faveur de l’empereur
Khoubilaï Khan, en descend et nous apprend que son maître a débarqué en
amont pour rejoindre le Palais de Combaluc. Déception des méchants,
Sing-Nan-Sing (chef du Grand Conseil des Vénérables) et Pah-Si-Fouh (premier
conseiller) qui comptaient tendre un piège au navigateur.
Grande
réception au Palais. Khoubilaï Khan annonce au baron Coga, qu’il accorde à
son souverain, le roi Arghoun, la main de la belle princesse Mitsouti qui séjourne
actuellement en Chine méridionale. Il la fera prochainement quérir et la
confiera au dit Coga.
Pour
la bonne compréhension de ce qui va suivre –si c’est dans le domaine du
possible -, il y a lieu de signaler qu’au Palais vit une esclave,
toutefois traitée avec noblesse, la princesse Lou-Kou-Song, fille d’un roi
jadis vaincu par Khoubilaï Kan.
Marco
Polo, absent depuis deux ans fait son entrée et apporte au souverain de
splendides diamants. Il reçoit une terre en récompense, mais notre héros
souhaite revoir son pays natal. Le Khan lui demande d’effectuer auparavant une
dernière mission : il devra ramener la Princesse Mitsouti à Combaluc.
Quelques
jours plus tard, Marco Polo se rend en Chine méridionale sans savoir pourquoi
il a l’ordre d’aller chercher la princesse Mitsouti. Bien entendu, dès leur
première rencontre le Vénitien tombe sous le charme de la jeune fille auquel
il n’est pas indifférent…
Plus
tard encore, retour à Combaluc. Grande fête Blanche, qui se termine par
plusieurs coups de théâtre : Marco Polo apprend que Mitsouti est destinée
à Arghoun et Khoubilaï Khan que les hordes barbares de son ennemi Khaïdou ont
envahi son empire.
Khoubilaï
Khan met son armée en ordre de marche, Marco Polo obtient le commandement
d’une unité de cavaliers, et le baron Coga est chargé d’emmener Mitsouti
(et la princesse Lou-Kou-Song qui lui a été donnée comme esclave) à son maître
le roi Arghoun
Acte II
Le
baron Coga, la princesse et sa suite sont faits prisonniers par des rebelles qui
espèrent obtenir une bonne rançon en échange de ces captifs. Oui, mais
c’est sans compter sur Marco Polo qui arrive avec son escadron et délivre sa
bien aimée sans trop s’inquiéter du sort du baron Coga. Mitsouti s’en étonne
et Marco Polo lui annonce qu’il a fait le projet de l’enlever et de
l’emmener à Venise. Oui, mais les fugitifs sont repris par les troupes de
Khoubilaï Khan, vainqueur de ses ennemis. L’empereur ne décolère pas. Il
confie la princesse à Coga et oblige Marco Polo à commander le bateau qui emmènera
la fiancée au roi Arghoun. Et comme son navire sera encadré par douze autres bâtiments,
il ne pourra tenter de s’échapper. En souvenir de ses services rendus, le Vénitien
pourra ensuite rejoindre sa patrie.
Lors
d’une escale, on apprend la mort du roi Arghoun. La joie des amoureux est de
courte durée car il est prévu dans ce cas, que c’est le fils du défunt,
Kachan, qui doit épouser Mitsouti. Lors de la cérémonie de présentation,
Lou-Kou-Song se subsitue à Mitsouti, avec la complicité plus ou moins
volontaire de Coga. Marco Polo est autorisé à rejoindre son pays avec la
fausse Lou-Kou-Song et ses amis.
Vous
n’ignorez plus rien du « Secret de Marco Polo ».
Jean-Claude Fournier
(1) « Trompe l'œil » par
Maurice Lehmann (Pensée Moderne, 1971)
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