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Acte I
Marseille, 1930.
Sur la Corniche, le port du vallon
des Auffes abrite de joyeux pescadous, parmi lesquels Toinet, petit patron
pêcheur, qui forme avec ses camarades Girelle et Pénible, un trio
inséparable. Débordant d'optimisme, les trois amis espèrent bien qu'un
jour, ils pourront faire bâtir sur la colline, une usine, où seront
mises en boîte, les sardines de leur pêche. La tante Clarisse, a bien
été contactée par son neveu Pénible pour financer l'opération, mais
jusqu'ici, elle a toujours refusé.
En attendant que se réalise ce
rêve, Pénible cherche surtout comment séduire Margot, une corpulente
marchande de légumes d'une bonne quarantaine d'années, dont il est
amoureux. En vain, car le cœur de Margot ne bat que pour Girelle, Girelle
qui dédaigne l'amour de cette matrone envahissante.
Lorsque l'action débute, Toinet et
Girelle viennent de passer une bonne partie de la nuit dans un dancing,
où ils ont fait la connaissance de deux jolies filles, Francine et Malou.
L'imagination et le champagne aidant, les deux pescadous se sont fait
passer pour les directeurs d'une usine de conserves, et les jeunes filles
pour des stars de cinéma.
En réalité, Francine et Malou,
comme Margot, sont vendeuses au marché. Lorsqu'elles racontent à cette
dernière leur soirée, celle-ci ne tarde pas à identifier les
pseudo-directeurs. Elle convainc les jeunes filles à donner une petite
leçon aux pescadous, qu'elles ont promis de revoir.
Pour cela, elles s'assurent la
complicité du riche Bienaimé des Accoules, vieil adorateur de Malou.
Bienaimé est présenté au trio comme un riche négociant, désireux de
leur acheter une grande quantité de boîtes de sardines.
Pris au piège, les trois amis
acceptent de passer un contrat. Le jour de la signature, Pénible se
déguise en vieille dame : il est présenté comme étant la tante
Clarisse, commanditaire de leur affaire. Malgré l'important dédit prévu
par le contrat, le trio garde le moral.
Pour sortir de cette situation, les
trois pescadous décident de faire "disparaître" tante
Clarisse. Une barque contenant une coiffe, un fichu, des mitaines, un sac,
est abandonnée en mer. Le trio espère ainsi faire croire que la tante
s'est noyée. Le lendemain, ils reçoivent la visite de Garopouloff, riche
négociant, qui avoue avoir éventré leur barque avec son yacht. Il est
persuadé avoir causé la mort de la tante. Profitant de la situation, les
pescadous acceptent de ne pas prévenir la police, à condition que
Garopouloff commandite leur usine à la place de la vieille dame.
Acte II
Dans l’usine
L'usine est construite. Bienaimé
s'inquiète, car le contrat est en bonne voie d'être honoré. Toinet est
triste. Il n'a plus de nouvelles de Francine et ne sait où la joindre.
Margot veut savoir comment les trois
amis ont trouvé l'argent. Elle séduit ce nigaud de Pénible, lequel, sur
l'oreiller, en raconte suffisamment à la vendeuse pour qu'elle puisse se
venger de l'indifférence de Girelle en prévenant Bienaimé. Et ce
dernier s'empresse d'avertir Garopouloff.
Rempli de remords, Pénible se
confesse à ses amis. Ceux-ci organisent la parade. Lorsque Bienaimé et
Garopouloff se présentent, on leur affirme que Tante Clarisse existe
bien, qu'elle ait été retrouvée vivante, mais frappée d'amnésie.
Les gogos sont convaincus à la vue
de Pénible, une nouvelle fois travesti, installé dans une chaise
roulante poussée par Girelle. Ce benêt de Pénible, quelques instants
plus tard, raconte tout à Margot, et tout est remis en cause. La
situation se complique encore avec l'arrivée de la vraie tante Clarisse.
Après quelques instants difficiles,
la situation s'éclaircit. Tante Clarisse rembourse Garopouloff et accepte
de commanditer l'affaire. Par contre, ce pauvre Bienaimé reste avec
800 000 boîtes de sardines sur les bras. Quant à Toinet, qui a
appris la vérité sur Francine, il retrouve la jeune fille, qui se jette
bientôt dans ses bras.
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